Violences policières contre Messaouda Cheballah et Fethi Ghares : un témoignage accablant

Alors que nous rentrions à pied du tribunal de Bainem après avoir signé le contrôle judiciaire qui n’a toujours pas été levé, nous avons été surpris, au niveau de Raïs Hamidou, par l’attaque soudaine d’un groupe d’hommes tentant de maîtriser Ghras Fethi et de m’encercler afin de nous forcer à monter dans deux véhicules, l’un de type Clio et l’autre de type Nissan.

Notre résistance face à cette arrestation violente et arbitraire – menée par des policiers qui ne se sont ni identifiés comme tels ni informés sur le motif de l’interpellation – a entraîné le recours à des méthodes que l’on peut qualifier, au minimum, d’indignes de fonctionnaires d’une institution républicaine, mais aussi contraires à nos valeurs et traditions algériennes. Ils étaient tous des hommes, et j’étais la seule femme, accompagnée de mon mari. (Insultes, blasphèmes, menottage de Fethi Ghares Fethi…) !!!

À cela s’est ajoutée notre opposition à la séparation forcée, puisque tous les policiers présents étaient des hommes, et nous avons refusé d’être conduits dans deux véhicules distincts.

Notre détermination a triomphé de leur violence et de l’indécence avec laquelle ils nous ont traités !!!

Toute cette brutalité verbale dont nous avons été victimes, et même les violences physiques infligées à Ghares Fethi (y compris au visage), ont finalement pris fin après plus de trois heures passées au commissariat de Bab El Oued. Les responsables de ce poste de police ont fini par nous présenter leurs excuses, reconnaissant qu’ils avaient été induits en erreur par une fausse information prétendant que nous avions filmé une vidéo à notre sortie du tribunal.

Le pays est le nôtre, et pourtant ils veulent imposer leur loi.

Source: Messaouda Cheballah  (Madame Ghares)