Par :Yacine K. Date : lundi 14 juillet 2025
Le général Nasser El Djen (de son vrai nom Abdelkader Haddad), ancien de la DGSI, a été arrêté début juillet 2025 par la Direction centrale de la sécurité de l’armée (DCSA).
Comme d’habitude, l’information sur le placement en détention de l’ancien puissant chef du contre-espionnage algérien n’a pas été, jusqu’à ce jour, démentie officiellement. Ni d’ailleurs confirmée. Elle renseigne cependant sur la terrible fébrilité qui doit régner en haut lieu. Et en l’espèce, la série noire de purges et de règlements de comptes au sein des plus hautes sphères militaires du pays n’est manifestement pas terminée.
Après les emprisonnements de Farid Bencheikh (ancien DGSN), du général-major Abderrahmane Arar du général-major, Mohamed Bouzit (dit Youcef), du général Abdelkader Haddad, du colonel Omar Ould Zmirli et du lieutenant-colonel Tarek Amirat entre 2024 et 2025 (pour ne citer que ces exemples), on parle maintenant de la prochaine arrestation du général Yahia Ali Oulhadj.
Réputé proche du général-major Saïd Chanegriha, le général Oulhadj a été limogé, officiellement, par Tebboune en avril dernier.
Ces purges et arrestations traduisent la profonde instabilité et la méfiance qui règnent au sommet de l’appareil sécuritaire algérien. Les accusations portées contre Nasser El Djen révèlent des luttes intestines, où chaque clan tente de prendre l’ascendant, parfois au prix de manipulations et de mises à l’écart sans ménagements d’officiers supérieurs.
